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Le photographe et journaliste Adrien Duquesnel a suivi le premier vol du gros porteur Airbus de la gamme A330. De cette visite il en a tiré un reportage étonnant. Une visite de l’avion en version
photo 360 degrés. Un peu comme si le lecteur était directement dans l’appareil et pouvait se retourner ou s’avancer pour regarder !
Cette série à voir sur http://www.360degres.info/airbus/a330.htm propose 6 vues exclusives et époustouflantes du cockpit en passant par la soute, le hall d’arrivée ou plus bluffant encore, l’avion sur son tarmac !
Lancé voilà quelques années, le site 360 degrés est désormais une référence européenne. Hormis un système de navigation quelque peu complexe, les photos à 360 degrés ne produisent qu’un seul
effet sur l’internaute qui voit le site : l’émerveillement.
Pour les salariés d'Airbus, aller travailler est un véritable chemin de croix. Qu'ils embauchent au siège de l'avionneur au Ritouret de Blagnac ou aux usines et bureaux d'études de Saint-Martindu-Touch et de Colomiers, les Airbusiens vivent une vraie galère tous les jours. Et il ne faut pas croire que l'ouverture de la ligne E de tramway fin 2010 résoudra leur problème. Tout simplement parce qu'elle ne dessert pas les sites Airbus. Pourtant avec 16 500 salariés, l'avionneur est le premier employeur de l'agglomération. « ça fait des années que nous essayons de nous faire entendre des élus mais les choses avancent trop lentement », regrette Liberto Diaz, responsable du plan de déplacement d'entreprise chez Airbus. Résultat : 90 % des salariés viennent travailler avec un véhicule motorisé (voiture, moto, scooter).
Pourtant, Airbus France paie la bagatelle de 9M€ par an au titre de la taxe transports pour une desserte de misère. G.B.
On se demande à quoi ont servi les assises de la mobilité !
Rocade inachevée
Désir de tramway
Le carnet de commandes du groupe comporte actuellement 3.800 appareils, ce qui représente six à sept années de production à pleine utilisation des capacités. La demande de la part des clients
reste très élevée. Airbus prévoit de recevoir plus de 800 commandes en 2008. Jusqu'à présent, il en a reçu 785. Si des clients souhaitent repousser des livraisons d'appareils ou annuler leur
commande, cela ne mettra pas Airbus en difficulté, a affirmé le porte-parole, soulignant qu'il y aurait toujours des clients qui accepteraient de se voir livrer plus tôt que prévu initialement.
Aussi, les souhaits des uns finiront par équilibrer ceux des autres, a-t-il ajouté.
La révolution verte est en marche chez Airbus. Après avoir fait voler un A380 avec un des moteurs alimenté au gaz synthétique, l'avionneur a présenté hier un projet de navettes électriques sans chauffeur destinées à assurer les déplacements internes des salariés et des visiteurs sur le site de Saint-Martin-du-Touch.
Voilà près de dix jours que les Airbusiens peuvent emprunter quatre petits véhicules propres développés par le CNRS et un consortium d'industriels au lieu d'utiliser les navettes classiques à moteur thermique. En phase de test jusqu'à demain, ces navettes sont guidées par des caméras qui ont mémorisé le trajet de 1,5 km reliant les usines à l'entrée du site. Elles sont capables de s'arrêter devant un obstacle et peuvent transporter de deux à quatre passagers. En dix jours, elles auront transporté un millier de passagers.
Jusqu'à présent Airbus avait mis en place une flotte d'une dizaine de minibus pour assurer les déplacements internes des salariés. « Avec cette innovation nous voulons mettre un terme au balai de ces bus qui polluent et qui reviennent cher explique Jean-Marc Thomas, président d'Airbus France. Les navettes fonctionnent comme des ascenseurs, quand on ne s'en sert pas elles sont à l'arrêt et se rechargent ». Deux heures leur suffisent pour faire le plein d'électricité. Pour l'heure, l'objectif est de valider le projet industriellement avant d'équiper le site toulousain d'ici trois ans. Un déploiement sur les autres sites Airbus de France (Méaulte, Nantes, Saint-Nazaire) est également à l'étude « sil e produit est fiable après tous les tests » confie-t-on chez Airbus.
A terme, la version définitive de la navette électrique sera guidée par caméra et par GPS et pourra même traverser des hangars industriels. Des bornes d'appel seront installées à travers tout le site Airbus : grâce à la géolocalisation, la navette la plus proche viendra chercher son passager.
La mise en place de ces golfettes électriques s'inscrit dans le cadre du plan de déplacement d'entreprise (PDE) d'Airbus. « Cette nouveauté n'est qu'un aspect de notre politique de transports » confirme Jean-Marc Thomas. En effet le but global est de faciliter les déplacements de 12 000 salariés d'Airbus France à Toulouse. Véritable point noir, le rond-point de La Crabe est saturé tous les matins et tous les soirs aux heures d'embauche. Afin d'alléger cette intersection, un nouveau rond-point va être construit à partir de juillet 2009 permettant de délester le trafic qui cherche à rejoindre la direction d'Auch. Airbus est actuellement en discussion avec le Grand Toulouse pour améliorer la desserte de ses différents sites.
Au moment où des milliers d'ouvriers mécaniciens de l'américain Boeing sont en grève depuis près de quatre semaines pour des hausses de salaires, les salariés de l'européen Airbus, dont certains sites de production sont actuellement vendus ou filialisés, préfèrent la concertation.
Lundi, seuls quelques centaines de salariés d'Airbus ont débrayé en France contre la filialisation des usines de Méaulte (Somme) et de Saint-Nazaire-Ville (Loire-Atlantique), à l'appel de la CGT, troisième syndicat chez les salariés français.
"La filialisation, c'est un moindre mal par rapport à la vente, même si on n'est pas d'accord sur la stratégie d'Airbus et d'EADS d'externaliser au maximum", explique Philippe Fraysse, secrétaire fédéral de FO, premier syndicat français chez Airbus. "Il y a actuellement un processus de concertation avec des réunions du Comité central d'entreprise et du comité européen", ajoute-t-il, en précisant n'avoir jamais été "pour la gréviculture".
"On a l'habitude de négocier avec la direction avant d'appeler à des débrayages", remarque Françoise Vallin, de la CGC, deuxième syndicat français chez Airbus.
La vente de l'usine de Filton au britannique GKN en septembre n'a pas suscité de vague en Grande-Bretagne, tout comme celle en août du site de Laupheim en Allemagne à l'allemand Diehl et au français Thales.
"Comparé à ce que c'était il y a un an, la situation s'est calmée", estimait récemment le patron d'Airbus, Thomas Enders, "j'apprécie le fait que les salariés aient mené des discussions constructives".
Après l'annonce en février 2007 du plan de restructuration d'Airbus Power8, actuellement mis en oeuvre, prévoyant notamment 10.000 suppressions d'emplois sans licenciements secs, des dizaines de milliers de salariés s'étaient mobilisés dans toute l'Europe, organisant des actions communes, sans toutefois déclencher de grève dure.
Mais depuis, "nos salariés se sont comportés de façon assez responsable. Ils ont pris en compte que la situation d'Airbus était difficile", observait M. Enders. Ils se montrent conciliants avec une direction qui n'agit pas brutalement.
Une impression partagée par Rupinder Vig, analyste chez Morgan Stanley. "Les employés d'Airbus savent que le groupe doit réduire ses coûts en raison notamment de la faiblesse du dollar comparé à l'euro".
L'avionneur européen a la majeure partie de ses coûts de production en euro, mais vend ses avions en dollar, la devise communément utilisée dans le monde aéronautique. Un handicap que n'a pas Boeing qui vend et produit ses appareils en monnaie américaine.
Depuis le 5 septembre, le constructeur américain doit faire face à un mouvement offensif de ses salariés: la grève des ses 27.000 ouvriers mécaniciens, soit environ 16% de ses effectifs, après l'échec de négociations sur les modalités d'un nouveau contrat salarial pluriannuel. Le groupe avait proposé une augmentation des salaires de 11% sur trois ans.
En un point toutefois, la situation des salariés des deux constructeurs se ressemblent: les dirigeants, pour réduire les coûts, externalisent une grande partie de la production hors du berceau d'origine. Ainsi, quatre cinquième du futur long-courrier de Boeing, le 787, est produit en dehors des USA.
Le 9 septembre, Airbus avait annoncé vouloir poursuivre les implantations dans des pays de la zone dollar ou à bas coût, pour économiser un milliard d'euros d'ici 2012. Selon une responsable syndicale française, "tous les salariés, français, allemands, espagnols, anglais se sont interrogés sur leur avenir, même si on dit qu'il n'y aura pas de suppressions de postes".
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