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Le
Monde
Naresh Goyal est un entrepreneur indien au coeur tendre. Entre sa "conscience" et l'"arithmétique", il clame n'obéir qu'à la première. Il a donc décidé, jeudi 16 octobre,
de réembaucher les 1 900 salariés que sa compagnie aérienne, Jet Airways, avait congédiés deux jours plus tôt - "la plus importante vague de licenciements de l'histoire de l'aviation
indienne", avait commenté le Times of India.
Naresh Goyal a expliqué avoir été "mentalement perturbé" par le spectacle de l'"agonie" du personnel sacrifié en ces temps de crise. Jouant au "père de famille"
bienveillant, il a demandé à chacun de regagner son poste, une annonce saluée par un concert de cris de joie parmi les salariés qui avaient manifesté en pleurs à l'aéroport Indira- Gandhi à New
Delhi.
Les temps sont rudes pour l'air indien. Jet Airways, mais aussi Deccan, Kingfisher, Air Sahara, Spice Jet, IndiGo sont les nouveaux entrants qui avaient dopé un marché déréglementé au début des années 1990, battant en brèche le monopole des compagnies publiques Indian Airlines (domestique) et Air India (international).
La concurrence avait fait chuter les prix, ouvrant un âge d'or pour la classe moyenne indienne au moment où l'économie nationale commençait à s'éveiller.
Mais le cycle s'est brutalement retourné en 2008. La flambée des cours du pétrole a conduit les compagnies à relever leurs tarifs, dissuadant une clientèle déjà refroidie par les perspectives de ralentissement général de l'activité. Le nombre de passagers a chuté en septembre de 18,5 % sur un an. A cette désaffection s'est ajoutée la frilosité des banques à l'heure où l'ébranlement du système financier commence à se faire sentir en Inde.
Les tycoons de l'air indien ont dû réduire la voilure. Des commandes sont annulées et des vols supprimés (20 % à 25 % en un an). Avec 40 % des places demeurant vacantes, la surcapacité continue de plomber les comptes.
Il faut donc réduire les dépenses. Kingfisher a annoncé la suppression de 300 emplois et une baisse du salaire de ses pilotes stagiaires. Protégé par son patriarche sentimental, Jet Airways ménage pour l'heure l'emploi mais les salaires, là aussi, pourraient souffrir.
Au-delà, le secteur vit une restructuration d'envergure. Après avoir racheté Deccan, Kingfisher vient de conclure une "alliance opérationnelle" avec Jet Airways, lequel avait absorbé Air Sahara. Visant à "rationaliser" les coûts, ce rapprochement des deux rivaux, qu'une concurrence farouche avait jusqu'alors opposés, donne la mesure du sentiment d'urgence qui s'est emparé du secteur. Le nouvel attelage va dominer plus de la moitié du marché, attisant les craintes de la formation d'un cartel.
Le gouvernement aussi est sous pression. Les professionnels le supplient de leur concéder des ristournes sur le prix de l'essence et des faveurs fiscales. Le ministre de l'aviation, Praful Patel, se démène mais se heurte à la résistance de ses collègues, le ministre du pétrole et celui des finances. Il s'est dit "déçu" de leur mauvaise volonté. Le ministre du pétrole a riposté en s'avouant "blessé" par le commentaire. Les turbulences de l'air secouent au plus haut niveau.
Le 11 janvier 1908, un groupe de pionniers de l’aviation décidait de créer une Chambre Syndicale
chargée de donner « un caractère industriel à ce qui n’avait été, jusque-là, qu’un sport ».
Cette décision marquait la naissance en France d’une industrie aéronautique.
Pour commémorer les 100 ans de l’industrie aéronautique et spatiale française, le GIFAS, héritier de cette Chambre syndicale, va organiser une grande exposition
de matériels sur les Champs-Elysées, entre le rond-point Marcel Dassault et la place de la Concorde, du 4 au 12 octobre 2008.

Entendu sur la fréquence Tour de Toulouse Blagnac (
118.10 MHz) :
Pilote : - " Air France 120 Echo Bravo, on approche 4 nautiques finale ILS 33 gauche. "
Contrôleur : - " Air France 120 Echo Bravo, autorise atterrissage piste 33 gauche, le vent est Calme. "
Pilote : - " équipage aussi ... "
Contrôleur : - " Air France Echo Bravo, correction, le vent est nul ..."
Pilote : " équipage aussi "
Entendu sur la fréquence Sol de Toulouse Blagnac (121.90 MHz), Un matin avec un banc de brouillard assez fin qui masquait les pistes.
Après quelques atterrissages d'A320 et de 737, arrive un 747 qui n'était pas un habitué du terrain. Une fois posé, cherchant à regagner le parking :
La contrôleuse, pleine de bonne volonté, cherchant à rassurer le pilote, lui dit le plus naturellement du monde :
- " Vous êtes sur Papa 40, j'en suis sûre, je vois votre queue qui dépasse du brouillard , ce à quoi le pilote plein d'humour répondit :
- " Vous êtes sûre que vous ne voyez pas ma dérive plutôt ? " .
Entendu au CRNA d'Aix-en-Provence :
Pilote : - " Air France 7662, on souhaiterait monter au niveau 330. "
Contrôleur : - " Air France 7662, maintenez 290 cause bruit. "
Pilote : - " Ah bon ??, pourquoi cause bruit ? "
Contrôleur : - " Parce que si vous montez et que vous encadrez l'avion qui est au-dessus de vous au 310, ça va faire beaucoup de bruit et les riverains ne vont pas aimer.
Entendu au CRNA d'Athis-Mons :
Contrôleur : - " Air France 3682, précisez votre type d'appareil, est-ce un A330 ou un A340 ? "
- " A340, bien sur ! "
Contrôleur : - " Dans ce cas Captain, allumez vos deux autres moteurs et dépêchez vous de rejoindre le niveau que je vous ai donné ! "
Entendu sur la fréquence Radar de Roissy - Charles De Gaulle (118.15 MHz) à un moment où le contrôle aérien était un peu débordé par l'abondance du trafic, tout le monde arrivant en même temps
sur la plate-forme et voulant se poser à sa convenance. Le vol AFR 455 est sur l'ILS :
Contrôleur : - " Air France 544, contactez De Gaulle Tour, 119.25 . "
Contrôleur : - " Air France 544 ... Contactez De Gaulle Tour 119.25 ! "
Contrôleur (un peu énervé) : - " Air France 544 .... Vous êtes comme ma femme,vous n'écoutez jamais !!!"
Pilote : - " Radar, de l'Air France 455, peut-être que si vous appeliez votre femme par son nom, elle vous répondrait !! "
Entendu sur la fréquence Tour de Roissy - Charles De Gaulle (119.25 MHz) :
Contrôleur : - " Air France 2679 deux nautiques et demi derrière un Airbus
320, piste 26 gauche, autorisé atterrissage. " (C'est réglementaire dans certaines conditions à Roissy).
Pilote (qui n'avait pas l'air stressé outre mesure) : - " Air France 2679, il est quand même un peu près non ? "
Contrôleur : - " Eh bien, reculez votre siège ! "
Entendu sur la fréquence Tour de Strasbourg Entzheim (126.875> MHz) alors qu'un Airbus A320 était en finale :
Pilote : - " Finale 23, Air France Victor Delta. "
Contrôleur : - " Air France Victor Delta, autorisé 23. " et sans doute distrait par autre chose, il ajoute : - " C'est pour un complet ? "
Pilote (ne manquant pas d'humour) : - " Attendez, je demande l'avis des passagers ! "
Cette réponse fit rire le contrôleur qui, confus de sa question, s'en excusa.
Un copilote en compagnie raconte cette histoire réelle au sujet d'un commandant de bord avec lequel il a souvent volé. Ce type est un excellent pilote, sérieux et compétent, mais pas très bon ni
très à l'aise dans sa relation commerciale et humaine avec les passagers et l'équipage. Ainsi, un jour que son avion attend pour s'aligner avant de décoller qu'un autre liner se pose, ce dernier
éclate un pneu à l'atterrissage et laisse sur la piste de nombreux débris de caoutchouc rendant impossible le décollage dans l'immédiat. Après un dialogue avec la Tour de contrôle qui l'informe
que la piste ne sera nettoyée que dans plusieurs minutes, il juge bon de prévenir les passagers du retard qui en résultera en ces termes :
- " Mesdames et Messieurs, c'est votre commandant qui vous parle. Nous serons probablement en retard de quelques minutes sur l'horaire prévu. En effet, l'aéroport est fermé, le temps que l'on
évacue les débris du dernier appareil qui s'est posé.
Entendu sur la fréquence Tour de Quimper Pluguffan (118.625 MHz) :
Pilote : - " Roméo Juliett, courte finale 10, je me touche... Euh ! , je touche. "
Contrôleur (un rien moqueur) : - " C'est peut-être un peu risqué à cette phase du vol, Roméo Juliett ! "
Un coup fait par un instructeur à Rochefort St Agnant (119.30 MHz) à une fille qui faisait des tours de piste en solo avant de passer le brevet de base :
La fille : - " Fox India Alpha, en finale 13 pour un toucher. "
L'instructeur (sur la fréquence VHF, bien évidemment) : - "Vaginal ! "
La fille a rebondi 3 fois .
Entendu sur la fréquence Tour d'Etampes (119.05 MHz) (Exercice de déroutement par un élève-pilote) :
Pilote : - " Etampes, de Fox Victor Lima pour un détournement sur votre terrain, on a l'information Delta. "
Contrôleur (sans se démonter) : - " Victor Lima, vous avez un pistolet sur la tempe ? "
Pilote (surpris) : - " ??? Négatif, Victor Lima. "
Contrôleur : - " Alors, Victor Lima, c'est un déroutement !! "
Encore une perle entendue sur la fréquence Tour d'Etampes (119.05 MHz) :
Pilote : - " Fox Bravo Papa, au point d'arrêt 24, pour pénétrer la piste 24. "
Contrôleur (un rien sarcastique) : - " C'est ça, pénétrez, pénétrez ! "
Entendu sur la fréquence Tour de Toussus-le-Noble (119.30 MHz) :
Un élève pilote en navigation solo s'apprête à atterrir .....
Pilote : - " Fox Victor Zulu, finale 07 gauche. "
Contrôleur : - " Victor Zulu, autorisé atterrissage 07 gauche, 090 degrés, 18 noeuds. "
Pilote : - " J'atterris 07 gauche, Fox Victor Zulu. "
Le pilote rate complètement son atterrissage, l'avion rebondit 4 ou 5 fois sur la piste avant de s'immobiliser tant bien que mal après avoir avalé plus de 900 mètres de piste.
Contrôleur (hilare) : - " Victor Zulu, je me demande combien de fois je dois vous compter la taxe d'atterrissage ? "
L'élève pilote n'a pas répondu à la question .
Lu sur le forum FNA :
Sur une plate-forme près de grands étangs, un instructeur et son élève s'alignent sur la piste pour décoller.
A ce moment, un gros pélican vient se poser à mi-piste. Il s'arrête au milieu de la piste et vaque a ses occupations sans les regarder :
Contrôleur : - " Cessna Québec Zulu, autorisé au décollage piste 33, vent 310° pour 8 noeuds. "
L'élève à l'instructeur : - " Qu'est ce que je fais ? Qu'est ce que je fais ? "
L'instructeur : - " Que pensez-vous que vous devriez faire ? "
L'élève : - " Peut-être que si je roule vers lui, ça va l'effrayer ?..."
L'instructeur : - " C'est une bonne idée. "
L'élève fait rouler l'avion vers le pélican, qui lève le bec, puis, méprisant, se replonge dans ses occupations et ne bouge pas.
Contrôleur : - " Cessna Québec Zulu, vous m'avez reçu ? Vous êtes autorisé à décoller 33, vent 310° pour 8 noeuds. "
L'élève à l'instructeur : - " Qu'est ce que je fais ? Qu'est ce que je fais ? "
L'instructeur : - " Que pensez-vous que vous devriez faire ? "
L'élève : - " Peut-être que je pourrais prévenir la Tour ? "
L'instructeur : - " C'est une bonne idée. " L'élève : - " Euh, ... la Tour, il y a un pélican, euh ... sur la piste."
Après un long silence :
Contrôleur : - " Cessna Québec Zulu, maintenez votre position. .... Pélican sur la piste 33, vous êtes autorisé pour un décollage immédiat, vent 310° pour 8 noeuds. "
Deux secondes d'attente et, - par coïncidence -, le pélican s'envole.
Contrôleur : - " Cessna Québec Zulu, autorisé au décollage piste 33, vent 310° pour 8 noeuds. Attention à la turbulence de sillage, décollage de pélican devant vous, bon vol !
"
Bien et Bio
Le Musée de l’Air et de l’Espace organise les 20, 21 et 22 juin 2008 le 1er Salon Vert du Bourget. Cet événement, dédié aux innovations aéronautiques, aura lieu tous les deux
ans, en alternance avec le Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace…
Clouds 6 - Coming Home from UK (including plane wing) 1 par RobertRa sur FlickR
Voila que l’environnement s’empare d’un autre secteur des transports (après l’automobile)…
“Ce nouveau salon sera la vitrine des innovations orientées vers une « aviation propre ». Qu’elles
soient industrielles ou individuelles, elles ont comme objectif commun de réduire l’impact du transport aérien sur l’environnement“. Un salon qui présente les innovations, why not, mais
parler de Salon Vert du Bourget… Il y a là un excès de langage (avis personnel) qui commence vraiment à se multiplier. L’automobile verte, et maintenant l’aviation verte. Ces concepts clés en
main très “pensés” n’en sont pas moins des oxymores terribles.
La suite du communiqué de presse parvient tout de même à nous faire espérer de bonnes choses. “Les industriels, quant à eux, disposeront pour la première fois d’une tribune exclusive. Ils rendront compte de leurs programmes de développement durable, de leurs actions réalisées et de celles à venir“.
Voila une piste de réflexion intéressante. Ce salon, au delà d’apporter une image verte à un secteur très polluant, devrait être un “grand oral” des acteurs du secteur. Mais il ne faut sans doutes pas trop compter là dessus…
On surveillera tout de même la démarche ECO-efficient que Airbus a engagé
Pour poursuivre la lecture :
De bonnes paroles dans l’aviation
Vers une baisse des émissions dans l’aviation
Actualité de l’aviation Propre
Aviation et DD, renversons les points de vue
Salon Vert du Bourget
14 mai: le pilote suisse Yves Rossy a réussi mercredi devant la presse un vol avec une nouvelle aile en carbone fixée sur son dos, renouvelant son exploit de 2004 qui lui a valu le surnom
"d'homme à réaction".
Ancien pilote militaire et actuellement employé par la compagnie aérienne Swiss, Yves Rossy, 48 ans, était devenu en 2004 le premier homme à voler avec une aile individuelle munie de réacteurs.
Sa nouvelle aile, longue au total de 2,5 mètres, ne permet de voler que pendant dix minutes, compte tenu de la petite taille du réservoir de kérosène. Sa vitesse peut atteindre 120 à 300 kmh.
Le pilote allume ses réacteurs dans l'avion qui l'emmène en altitude pour s'assurer que les moteurs fonctionnent, un assistant se préparant au pire avec un extincteur.
Il saute ensuite de l'appareil, déploie l'aile dont les bouts étaient repliés, et allume les gaz. L'homme-oiseau est protégé par deux parachutes, un pour lui et un pour l'aile qui se déclenche automatiquement en cas de largage.
En 2005, il avait perdu le contrôle de son aile qu'il avait dû larguer en vol. Yves Rossy n'avait ouvert son parachute qu'à 500 mètres du sol.
Aéroscopia est le nom choisi par la communauté d'agglomération pour le projet de musée de l'air de Toulouse.
Si tout va bien, ce musée devrait ouvrir ses portes en 2010 non loin de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, en face des usines d'assemblage de l'A380.
Aéroscopia (clip)
Ailes anciennes
Aéroscope
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