Dimanche 30 mars 2008
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Les candidats des élections municipales toulousaines ont semblé se préocuper du problème des transports dans l'agglomération: vélo, tramway, métro, TGV..., mais l'aéroport est resté
complètement absent des rares débats.
Quelques chiffres valent mieux qu'un long discours:
Trafic 2007 de Toulouse-Blagnac:
6 200 000 passagers, +3.5% par rapport à 2006, part de l'international: +8% par rapport à 2006
Trafic 2007 de Lyon-Saint-Exupéry (doté de sa gare TGV):
7 320 000 passagers, +8.4% par rapport à 2006, part de l'international: 60% (+10.4% par rapport à 2006)
Aéroport de Barcelone El Prat: 32 800 000 de passagers en 2007 (+9.3%).
Trafic aérien mondial de passagers: +7.4% en 2007 et ce n'est pas fini.
La Chine a prévu par exemple de se doter de
97 nouveaux aéroports d'ici 2020.
Les prévisions de ventes d'avions sont revues à la hausse:
Airbus
A ce rythme, on estime le nombre de passagers de Toulouse-Blagnac à 8 millions en 2014-2105. Affirmer que le TGV va freiner le développement de Blagnac serait mensonger (il faudrait déjà que
la ligne à grande vitesse arrive à Toulouse). Les statistiques de Lyon sont là pour nous le démontrer.
Une décision sur le devenir de l'aéroport de Toulouse-Blagnac devra donc être prise rapidement, au risque d'atteindre l'asphyxie.
Si l'on souhaite faire de Toulouse une capitale européenne à l'horizon 2020, il faut doter cette ville d'un aéroport correspondant à son rang, permettant notamment de développer le trafic
international. Il devient alors urgent de réserver l'emprise foncière nécessaire.
Si l'on estime que le développement de Toulouse doit ralentir, on peut se contenter de limiter les activités de l'aéroport de Toulouse-Blagnac en délocalisant certaines de ses activités sur les
aéroports de la région.
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